Sommaire de l'article
- La Patagonie chilienne : géographie et caractère
- Punta Arenas : la capitale du bout du monde
- Que voir à Punta Arenas
- Les pingouins de Seno Otway et l’île Magdalena
- Puerto Natales : la porte de Torres del Paine
- L’ambiance de Puerto Natales
- Organiser son trek depuis Puerto Natales
- Torres del Paine : le joyau de la Patagonie chilienne
- Les “Torres” et le trek W
- La faune de Torres del Paine
- La Carretera Austral : l’épine dorsale de l’Aysén
- Pourquoi la Carretera Austral est unique
- Les étapes clés de la Carretera Austral
- Les fjords et l’archipel chilien
- Le ferry de Puerto Montt à Puerto Natales
- Caleta Tortel
- La faune de la Patagonie chilienne
- Quand partir en Patagonie chilienne
- Novembre à mars : haute saison (idéale)
- Avril-mai : automne (excellent pour les couleurs)
- Juin à août : hiver (pour les aventuriers)
- Septembre-octobre : printemps (bon compromis)
- Budget et conseils pratiques
- Budget indicatif par jour
- Monnaie et paiements
- Transports internes
- Comment combiner Patagonie chilienne et Patagonie argentine
- La Patagonie chilienne en résumé
La Patagonie chilienne est l’une des régions naturelles les plus spectaculaires et les moins peuplées de la planète. Tandis que la Patagonie argentine attire les regards vers le Perito Moreno et El Chaltén, le versant chilien offre une expérience tout aussi saisissante — mais radicalement différente dans sa géographie, son climat et son atmosphère. Fjords labyrinthiques, forêts millénaires, glaciers suspendus au-dessus de la mer, parcs nationaux immenses et une faune unique : la Patagonie chilienne est le terrain de jeu rêvé des voyageurs qui cherchent quelque chose de vraiment sauvage.
Ce guide complet vous donne les clés pour explorer la Patagonie chilienne : des villes-étapes de Punta Arenas et Puerto Natales jusqu’aux hauteurs de Torres del Paine, en passant par la mythique Carretera Austral et les fjords de la région d’Aysén.
La Patagonie chilienne : géographie et caractère

La Patagonie chilienne occupe la frange occidentale des Andes, du lac General Carrera (au nord, partagé avec l’Argentine) jusqu’au détroit de Magellan et au-delà. Elle correspond administrativement aux régions d’Aysén (XI) et de Magallanes et Antarctique chilienne (XII), deux des régions les moins peuplées du pays.
Sa caractéristique principale : l’eau. Contrairement à la Patagonie argentine — steppique et sèche à l’est des Andes — la Patagonie chilienne reçoit des précipitations considérables apportées par les vents d’ouest. À Puerto Natales, les précipitations annuelles dépassent 400 mm ; dans les fjords de l’Aysén, elles peuvent atteindre 4 000 mm par an. Ce régime hydrique exceptionnel façonne des paysages de fjords uniques en Amérique du Sud, comparables aux côtes de Norvège ou d’Alaska, avec des forêts de hêtres antarctiques (Nothofagus) qui descendent directement dans la mer.
Les glaciers constituent l’autre marque de fabrique de la région. Le champ de glace de Patagonie Sud (Campo de Hielo Sur), qui alimente à la fois le Perito Moreno côté argentin et plusieurs glaciers côté chilien, est le deuxième plus grand champ de glace extrapôlaire du monde, et le plus grand d’Amérique du Sud. La caleta Tortel et le glacier San Rafael sont parmi les sites glaciaires les plus impressionnants de la façade chilienne.
Vols vers Punta Arenas ou Puerto Natales
Comparez les vols depuis Paris via Santiago du Chili vers Punta Arenas, porte d’entrée principale de la Patagonie chilienne.
Punta Arenas : la capitale du bout du monde
Punta Arenas est la principale ville de la Patagonie chilienne, avec environ 130 000 habitants. Fondée en 1848 sur le détroit de Magellan, elle fut longtemps une escale incontournable des navires contournant le cap Horn avant l’ouverture du canal de Panama. Aujourd’hui, c’est le point d’entrée privilégié pour les voyageurs qui arrivent en avion depuis Santiago.
Que voir à Punta Arenas
Le cimetière municipal de Punta Arenas est l’une des curiosités les plus surprenantes de la ville — et l’une des plus visitées. Avec ses allées bordées de cyprès et ses mausolées ornés des noms des familles pionnières (nombreuses d’origine croate, britannique ou espagnole), il offre une leçon d’histoire condensée sur la colonisation de la Patagonie. Une visite s’impose même si l’idée semble incongrue.
La Plaza de Armas est le cœur de la ville, dominée par le monument à Magellan. La statue dorée de Magellan au sommet est flanquée de représentations de marins et d’indigènes Selknam. La tradition locale veut que toucher l’orteil doré du personnage agenouillé porte chance et garantit le retour en Patagonie — l’orteil en question brille d’un éclat bien particulier, usé par des décennies de mains de voyageurs.
À quelques minutes à pied de la plaza, le Musée régional de Magallanes (Museo Regional de Magallanes) retrace l’histoire de la région depuis les premières occupations indigènes jusqu’à l’ère de l’élevage ovin qui fit la fortune des grandes estancias à la fin du XIXe siècle. Les collections incluent du mobilier d’époque et des archives photographiques exceptionnelles.
Les pingouins de Seno Otway et l’île Magdalena
À environ 65 km au nord de Punta Arenas, le Seno Otway abrite une colonie de manchots de Magellan accessible par excursion depuis la ville (généralement en minibus). La colonie, active d’octobre à mars, regroupe plusieurs milliers d’individus que l’on peut observer à courte distance depuis des passerelles aménagées.
Pour une expérience encore plus marquante, la Reserva Nacional Isla Magdalena est accessible par bateau depuis Punta Arenas. L’île, à environ 32 km au nord-est de Punta Arenas dans le détroit de Magellan, héberge l’une des plus grandes colonies de manchots de Magellan de Patagonie — environ 60 000 individus en haute saison. Un vieux phare rouge se dresse au centre de l’île, entouré de manchots qui circulent librement autour des visiteurs.
Pour aller plus loin, consultez notre guide complet de Punta Arenas.
Puerto Natales : la porte de Torres del Paine
À environ 250 km au nord de Punta Arenas, Puerto Natales est la base logistique indispensable pour qui veut visiter Torres del Paine. Petite ville d’environ 20 000 habitants, nichée au fond du Seno Última Esperanza (litt. “dernière espérance”), elle est entourée de fjords, de montagnes et d’une nature omniprésente.
L’ambiance de Puerto Natales
Puerto Natales a un caractère bien particulier : c’est une ville de passage, de préparation et de récupération. En haute saison, ses rues et ses cafés sont peuplés de trekkers qui viennent équiper leur sac avant le W ou qui récupèrent après plusieurs jours de marche dans le vent. L’ambiance est internationale, détendue et orientée vers l’aventure.
La ville elle-même mérite qu’on lui consacre une demi-journée : le front de mer (costanera) avec la vue sur le Seno Última Esperanza, les maisons colorées aux toits de zinc, et les quelques musées retraçant l’histoire maritime et humaine de la région. La Cueva del Milodón, à environ 25 km au nord de Puerto Natales, est un site paléontologique remarquable où des ossements de mylodon — un grand paresseux terrestre aujourd’hui disparu — ont été découverts à la fin du XIXe siècle. Une visite d’environ une heure.
Organiser son trek depuis Puerto Natales
C’est ici que se louent les équipements de trekking, que s’achètent les provisions et que s’organisent les transferts vers les entrées du parc Torres del Paine. De nombreux prestataires d’excursions proposent également des journées découverte pour les voyageurs qui ne souhaitent pas s’engager dans le trek.
Pour tout ce qui concerne l’organisation de votre séjour, notre guide de Puerto Natales vous donne les détails pratiques.
Hébergements à Puerto Natales
Des hostels de trekkers aux lodges avec vue sur le fjord — réservez bien à l’avance en décembre et janvier.
Torres del Paine : le joyau de la Patagonie chilienne

Aucun guide de la Patagonie chilienne ne peut faire l’économie de Torres del Paine. Le parc national, inscrit à la Réserve mondiale de la biosphère de l’UNESCO, est l’une des destinations de trekking les plus célèbres du monde, et pour cause : ses trois tours de granit rouge qui atteignent entre 2 600 m (Torre Norte) et 2 850 m (Torre Sur) sur un fond de glacier et de lac turquoise sont une vision inoubliable.
Les “Torres” et le trek W
Le Trek W (4 à 5 jours, environ 70 km) est le circuit le plus populaire du parc : il parcourt les trois branches principales du parc, des Torres au nord jusqu’au glacier Grey à l’ouest, en passant par la spectaculaire vallée del Francés. Le Circuit O (8 à 10 jours, environ 110-112 km), qui fait le tour complet du massif, est plus engagé mais offre une immersion encore plus profonde dans la nature sauvage.
Pour les voyageurs qui ne veulent pas ou ne peuvent pas s’engager dans plusieurs jours de marche, des excursions à la journée depuis Puerto Natales permettent de voir les points emblématiques : les Torres, le lac Pehoé et le glacier Grey.
La faune de Torres del Paine
Le parc est habité par une faune remarquable, facilement observable depuis les sentiers et les routes :
- Guanacos — omniprésents dans les zones ouvertes, ces camélidés sauvages paissent tranquillement à proximité des routes et des refuges
- Ñandous de Darwin (suri) — grandes autruches des pampas, moins visibles que les guanacos mais présentes dans les zones ouvertes
- Condors des Andes — planeurs majestueux souvent observés au-dessus des falaises et des cols
- Pumas — présents dans le parc, avec de réelles possibilités d’observation à l’aube et au crépuscule, notamment dans les zones de gazon ouvert
- Huillín (Lontra provocax) — loutre d’eau douce de Patagonie, observable dans les zones lacustres et fluviales
Notre article dédié sur le Trek Torres del Paine couvre tous les détails : préparation, réservations, niveau requis et conseils logistiques.
La Carretera Austral : l’épine dorsale de l’Aysén
Si Torres del Paine est la destination vedette de la Patagonie chilienne, la Carretera Austral est son alternative plus secrète et, pour beaucoup de voyageurs, encore plus enivrante. Cette route mythique, commencée sous la dictature Pinochet dans les années 1970 et achevée en 2000, traverse la région d’Aysén du nord au sud sur environ 1 240 km, de Puerto Montt jusqu’à Villa O’Higgins.
Pourquoi la Carretera Austral est unique
La Carretera Austral est une route de bout du monde : une partie reste en piste de terre (ripio), les traversées de fjords nécessitent des bacs, les villages sont distants de plusieurs heures les uns des autres, et les connexions téléphoniques sont très aléatoires hors des villes. C’est précisément ce caractère d’isolement total qui attire chaque année des milliers de voyageurs à vélo, en moto ou en 4×4.
Le paysage change radicalement du nord au sud : forêts tempérées pluviales à haute densité végétale au nord, steppe progressive à mesure que l’on descend vers Cochrane et Villa O’Higgins.
Les étapes clés de la Carretera Austral
Chaitén — Première grande étape après la traversée en ferry depuis Puerto Montt, Chaitén est connue pour le volcan Chaitén (éruption cataclysmique de 2008 qui a recouvert une partie de la ville de cendres) et surtout pour le Parque Nacional Pumalín Douglas Tompkins, l’un des plus grands parcs privés du monde, fondé par Douglas Tompkins et intégré depuis au réseau national chilien. Forêts primaires de luma et d’alerces (cyprès millénaires), randonnées dans une végétation luxuriante.
Puyuhuapi — Charmant village de 500 âmes installé au fond d’un fjord. La route y est entourée de forêts dégoulinantes d’humidité. À proximité, le Parc National Queulat abrite le spectaculaire glacier suspendu Ventisquero Colgante, qui se déverse dans un lac turquoise depuis un cirque glaciaire — l’une des images les plus photographiées de la Carretera Austral.
Coyhaique — Capitale régionale d’Aysén, avec environ 60 000 habitants — soit plus de la moitié de la population de toute la région. C’est la seule ville de taille significative sur la Carretera Austral. Ravitaillement, hébergement, mécanique : tout ce qui est difficile à trouver ailleurs dans la région est disponible à Coyhaique. La ville est également la base pour l’exploration du lac General Carrera (Lago Buenos Aires côté argentin), le deuxième plus grand lac d’eau douce d’Amérique du Sud.
Cochrane — À environ 340 km au sud de Coyhaique, Cochrane est la dernière ville de taille raisonnable avant Villa O’Higgins. C’est la porte d’entrée du Parc Patagonie (Parque Patagonia), inauguré en 2018 à partir des terres rachetées et données par la Fondation Tompkins. Avec ses quelque 260 000 hectares de steppe patagonienne restaurée, ses huemules (cerfs menacés endémiques), ses pumas et ses condors, le Parc Patagonie est l’un des grands projets de conservation des vingt dernières années.
Villa O’Higgins — Au bout de la route. C’est là que la Carretera Austral s’arrête, et les aventuriers les plus déterminés continuent à pied et en bateau vers El Chaltén en Argentine via le lago O’Higgins/San Martín.
Location de voiture pour la Carretera Austral
Un 4×4 ou un SUV est fortement recommandé pour les sections en piste. Comparez les offres depuis Puerto Montt ou Coyhaique.
Les fjords et l’archipel chilien

Au-delà des routes et des parcs accessibles en voiture, la Patagonie chilienne recèle un monde aquatique d’une complexité extraordinaire. L’archipel chilien, entre les côtes et les Andes, est l’un des territoires insulaires les plus fragmentés du monde : des milliers d’îles, de canaux, de presqu’îles et de fjords qui s’étendent sur près de 2 000 km du nord au sud.
Le ferry de Puerto Montt à Puerto Natales
La traversée mythique de la Patagonie chilienne : le ferry qui relie Puerto Montt à Puerto Natales en 3 à 4 jours de navigation dans les fjords. La compagnie Navimag exploite cette route depuis des décennies. La traversée longe des paysages absolument inhabités, des glaciers qui descendent directement dans la mer, des îles vierges et une faune marine abondante (dauphins, otaries, parfois baleines).
Les conditions météorologiques peuvent être difficiles — notamment dans le Golfo de Penas, zone exposée aux vents de l’Ouest — mais la traversée reste une expérience inoubliable. Des cabines de différentes catégories sont disponibles (de la couchette en dortoir à la cabine privée).
Caleta Tortel
Village accessible uniquement par bateaux ou par une piste depuis la Carretera Austral, Caleta Tortel est une anomalie : ses maisons de bois sont reliées non pas par des rues mais par un réseau de passerelles en bois (pasarelas) qui surplombent les eaux du Canal Baker. C’est l’un des villages les plus singuliers du Chili, et l’un des moins connus. Dans le nord de la région d’Aysén, la Laguna San Rafael — accessible en bateau depuis Puerto Chacabuco (environ 225 km, ~2 jours de navigation) — offre une des rencontres avec la glace les plus spectaculaires de la région : un glacier qui se déverse directement dans une lagune fermée, parsemée d’icebergs bleutés.
La faune de la Patagonie chilienne
La Patagonie chilienne est un sanctuaire pour une faune emblématique, répartie entre milieux terrestres et marins.
Mammifères terrestres :
- Puma — Présent dans les grands parcs (Torres del Paine, Parc Patagonie), le puma chilien est l’un des plus accessibles à l’observation en Amérique du Sud
- Huemul (cerf des Andes du sud) — Espèce emblématique en danger critique, protégée dans plusieurs parcs ; l’animal figure sur les armoiries du Chili
- Guanaco — Omniprésent dans les zones de steppe et les parcs nationaux
- Renard gris — Très commun, peu farouche, visible en bord de route
Oiseaux :
- Condor des Andes — Observable dans tous les grands parcs, notamment au-dessus des falaises et des cols
- Ñandou de Darwin — Observé dans les zones de pampa ouverte
- Flamants roses — Présents sur les lacs salés de la région de Magallanes (notamment le lac Sarmiento et le lac Nordenskjöld dans Torres del Paine)
- Manchots de Magellan — Colonies accessibles depuis Punta Arenas (île Magdalena) et Seno Otway
Faune marine :
- Dauphins de Commerson — Petits dauphins noir et blanc, très visibles dans le détroit de Magellan et les fjords
- Orques — Passagères dans le détroit de Magellan
- Otaries à crinière — Colonies sur les rochers du canal de Beagle et des fjords
- Baleines à bosse — Observées dans les fjords d’Aysén en été austral
Quand partir en Patagonie chilienne
La saisonnalité est plus marquée côté chilien que côté argentin, notamment en raison des précipitations et des conditions météorologiques.
Novembre à mars : haute saison (idéale)
L’été austral est la période de référence pour la grande majorité des voyageurs. Les journées sont longues (jusqu’à 17h30 de clarté en janvier à Punta Arenas), les sentiers sont ouverts, les ferries fonctionnent, et les conditions de navigation dans les fjords sont les meilleures. Torres del Paine est à son maximum de beauté et de fréquentation.
Réservez les refuges et campings de Torres del Paine plusieurs mois à l’avance pour décembre et janvier — les places partent très tôt.
Avril-mai : automne (excellent pour les couleurs)
Les forêts de Nothofagus se teintent d’or et de rouge — l’un des spectacles les plus beaux de Patagonie. La foule diminue sensiblement, les prix baissent. Certains services (ferries Navimag, bateaux d’excursion) sont encore opérationnels. Températures fraîches mais agréables pour la marche.
Juin à août : hiver (pour les aventuriers)
La grande majorité des infrastructures touristiques ferme ou réduit drastiquement ses horaires. Torres del Paine ferme les sentiers du Trek W et du Circuit O. Les traversées en ferry sont suspendues ou très réduites. Températures de -5 à 5 °C, enneigement fréquent. Déconseillé sauf pour des projets spécifiques (photographie hivernale, ski de fond, expéditions encadrées).
Septembre-octobre : printemps (bon compromis)
Le retour progressif des conditions estivales. Les manchots reviennent sur leurs colonies, les flamants s’installent sur les lacs. Moins fréquenté qu’en haute saison. Certaines infrastructures ne sont pas encore pleinement opérationnelles — vérifiez les dates d’ouverture au cas par cas.
Budget et conseils pratiques
Budget indicatif par jour
| Profil | Budget/jour |
|---|---|
| Backpacker (hostel + cuisine) | 50-70 €/jour |
| Confort (hôtel mid-range + restaurants) | 120-180 €/jour |
| Trekking Torres del Paine (refuges) | 150-220 €/jour (hébergement + entrée parc) |
Note sur les prix à Torres del Paine : Les refuges et campings dans le parc appliquent des tarifs élevés pour l’hébergement, les repas et la location d’équipement. Prévoyez un budget spécifique “trek” de 80 à 150 € par jour selon les options choisies.
Monnaie et paiements
Le Chili utilise le peso chilien (CLP). Les cartes bancaires sont généralement acceptées à Punta Arenas, Puerto Natales et Coyhaique, mais les espèces restent indispensables dans les villages isolés de la Carretera Austral et dans les parcs. Prévoyez de retirer du liquide dans les grandes villes avant de partir vers les zones reculées.
Transports internes
Avion : LATAM et Sky Airline assurent des vols depuis Santiago vers Punta Arenas et Coyhaique. Des vols saisonniers desservent parfois Puerto Natales directement.
Bus : Des lignes de bus relient Punta Arenas à Puerto Natales (environ 3h), et Coyhaique aux principales villes du nord. Les bus sont confortables et bon marché sur les axes principaux.
Ferry : La traversée Navimag Puerto Montt–Puerto Natales (3-4 jours) est une option emblématique. Des ferries locaux assurent également les traversées de fjords le long de la Carretera Austral.
Voiture de location : Indispensable pour la Carretera Austral et les zones peu desservies. Un SUV ou un 4×4 est fortement recommandé. Vérifiez les restrictions contractuelles (routes non goudronnées, passage en Argentine).
Excursions et activités en Patagonie chilienne
Navigation dans les fjords, observation de pumas à Torres del Paine, kayak dans les canaux — réservez vos activités à l’avance.
Comment combiner Patagonie chilienne et Patagonie argentine
Les deux Patagonies se complètent naturellement — et la frontière est perméable, avec plusieurs passages ouverts et régulièrement empruntés par les voyageurs.
Circuit classique Patagonie complète (21 jours) :
- Jours 1-4 — Punta Arenas : Arrivée, mangouins île Magdalena, découverte de la ville
- Jours 5-7 — Puerto Natales : Organisation du trek, Cueva del Milodón
- Jours 8-12 — Torres del Paine (Trek W) : Cinq jours dans le parc
- Jours 13-14 — El Calafate (Argentine) : Traversée de frontière, Glacier Perito Moreno
- Jours 15-17 — El Chaltén (Argentine) : Randonnées Fitz Roy et Cerro Torre
- Jours 18-20 — Ushuaia (Argentine) : Parc National Tierra del Fuego, canal de Beagle
- Jour 21 — Retour : Vol depuis Ushuaia ou Punta Arenas
Pour les voyageurs avec plus de temps (4-5 semaines), la Carretera Austral peut s’intégrer en début de circuit, depuis Puerto Montt via le ferry Navimag.
Consultez notre itinéraire Patagonie 14 jours pour une version condensée de ce circuit.
La Patagonie chilienne en résumé
La Patagonie chilienne est une destination pour les voyageurs qui aiment être surpris. Surpris par la beauté violente et changeante d’un paysage qui passe en quelques kilomètres de la forêt pluviale à la steppe, du fjord au glacier. Surpris par la faune — les guanacos qui traversent la route, les condors qui tournoient au-dessus du col, le puma qui observe depuis le talus. Surpris par les rencontres, dans ces cafés de fin du monde où des cyclistes barbus comparent leur kilométrage avec des trekkers qui sortent de dix jours de Circuit O.
Elle est différente de la Patagonie argentine : moins spectaculaire dans les coups d’éclat (pas de Perito Moreno côté chilien), mais plus profonde dans l’immersion, plus austère dans son isolement, plus ample dans ses espaces. Choisir entre les deux est un faux dilemme — les voyageurs qui ont le temps font les deux, et ce sont souvent les instants chiliens dont ils se souviennent le plus longtemps.
Pour préparer votre voyage, consultez aussi notre guide complet de la Patagonie et notre article sur la meilleure période pour visiter la Patagonie.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre la Patagonie argentine et la Patagonie chilienne ?
La Patagonie chilienne couvre la façade occidentale des Andes, exposée aux perturbations atlantiques et pacifiques : elle est beaucoup plus humide, plus verte et plus accidentée que la Patagonie argentine. Elle se distingue par ses fjords, ses forêts valdivienne et magellanique, ses glaciers côtiers et ses îles innombrables. La Patagonie argentine, à l'est des Andes, est plus sèche, plus venteuse et dominée par la steppe.
Faut-il un visa pour entrer au Chili depuis la France ?
Non. Les ressortissants français entrent au Chili sans visa pour un séjour touristique jusqu'à 90 jours. Un passeport en cours de validité suffit. La frontière terrestre avec l'Argentine (notamment à Paso Dorotea ou Paso Casas Viejas près de Puerto Natales) est ouverte et franchissable librement.
Comment se rendre en Patagonie chilienne depuis Paris ?
La plupart des voyageurs arrivent en avion à Santiago du Chili (vol direct depuis Paris en environ 15h), puis prennent un vol intérieur vers Punta Arenas (environ 3h30) ou Puerto Natales (vols saisonniers). Une alternative est d'atterrir à Buenos Aires et de rejoindre Punta Arenas ou Puerto Natales par bus ou avion.
Quelle est la meilleure période pour visiter la Patagonie chilienne ?
L'été austral (novembre à mars) est la haute saison : jours longs, sentiers dégagés, ferries opérationnels, bateaux d'excursion au maximum. Décembre et janvier sont les mois les plus fréquentés. Novembre et mars offrent une météo comparable avec moins de monde. L'automne (avril-mai) est superbe pour les couleurs mais certains services ferment. L'hiver (juin-août) ferme une grande partie des infrastructures touristiques.
Peut-on louer une voiture pour parcourir la Carretera Austral côté chilien ?
Oui, mais avec des contraintes importantes. La plupart des agences de location imposent des restrictions pour les pistes non goudronnées et n'autorisent pas le passage en Argentine. Un 4×4 ou un SUV est recommandé pour la Carretera Austral, dont une partie reste en terre. Vérifiez scrupuleusement les conditions du contrat de location avant de partir.
Torres del Paine est-il très fréquenté ?
Oui, surtout en décembre-janvier. Le parc a mis en place un système de réservation obligatoire pour les trekkers (Trek W et Circuit O) et limite le nombre de visiteurs journaliers sur les sentiers principaux. Réservez campings et refuges plusieurs mois à l'avance pour l'été austral. En dehors du trek, les entrées à la journée restent plus accessibles.
Y a-t-il des pumas dans le Parc Torres del Paine ?
Oui. Torres del Paine est l'un des rares endroits au monde où le puma peut être observé relativement facilement dans son milieu naturel. Les meilleures chances d'observation se situent à l'aube et en fin d'après-midi. Le secteur de la vallée du Río Serrano et les zones ouvertes autour du lac Sarmiento sont réputés pour ces rencontres, mais l'observation reste aléatoire et dépend de la chance.